«Je voudrais être pape»
Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, Donald Trump a saturé l’espace médiatique américain et mondial avec des annonces et des commentaires sur tous les sujets. Il avait plaisanté plus tôt cette semaine sur l’élection du prochain chef des 1,4 milliard de catholiques, une minorité religieuse aux États-Unis.
«Je voudrais être pape. Ce serait mon choix numéro un», a-t-il dit, interrogé par des journalistes sur ses préférences sur le successeur de François qui est décédé de Pâques lundi à l’âge de 88 ans.
20% catholiques américains, 60% des électeurs du président
La veille de sa mort, le pape avait brièvement reçu le dimanche de Pâques, le vice-président américain JD Vance, catholique converti et très conservateur, deux mois après la forte critique de François contre la politique d’expulsion des immigrants par l’administration Trump. Il avait mis en garde contre une «crise majeure» qui «commence mal et se terminera mal».
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Quelque 20% des Américains se déclarent des catholiques et des sondages de sortie des urnes avaient indiqué en novembre qu’ils avaient voté à environ 60% en faveur de Donald Trump. Une partie de cet électorat catholique, en particulier d’Amérique latine, exprime l’espoir qu’un pape plus conservateur succédera à François considéré comme un progressiste sur les questions sociales.
À partir du 7 mai, 133 cardinaux du monde entier, âgés de moins de 80 ans et donc autorisés à élire le pape, se réuniront pour un conclave au Vatican à huis clos afin de choisir un successeur de François.
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